6 juin 2012

médiation animale (suite)

Posted in histoires d'animation, médiation animale tagged à 1503 59 par yves clercq

Si elle n’est pas utilisée comme un gadget infantilisant, la médiation animale peut être un bon vecteur relationnel.

Il existe différentes associations qui proposent des animations ou des ateliers thérapeutiques utilisant ce vecteur.

Ci-dessous, 3 articles sur un même sujet qui peut donner des idées à nos institutions….

 

Source : http://lyon.france-webzine.com(…)

Lyon: Elliot, un chien-docteur supestar !

L’hôpital des Charpennes à Villeurbanne compte un nouveau pensionnaire qui ne ressemble en rien aux patients. Un Labrador noir agé de 2 ans nommé Elliot qui fait des miracles et dont on n’a pas fini de parler…

L’animal était initialement formé pour être chien d’aveugle accompagnant son maître dans ses déplacements. Mais Elliot souffrait d’une hyper-sensibilité aux bruits notamment ceux produits par les camions. Il a alors été proposé à l’hôpital des Charpennes, un établissement principalement dédié aux personness âgées.
Pour les 59 patients pris en charge par le service en soin de longue durée souvent en fin de vie, Elliot est une source d’apaisement. Pour des personnes souvent atteint par la solitude, les moments passés aux côtés d’Elliot sont attendus et constituent un repère. L’animal est même devenu un sujet de conversation entre les pensionnaires qui voient en lui une raison de se motiver. Curieusement, tous les malades qui souffrent de troubles de la mémoire se souviennent du prénom de l’animal ! Les Les personnes âgées apprécient le contact avec les animaux de compagnies comme le chien et ils leur rendent bien. Les médecins ont observés qu’Elliot restait auprès des personnes en état de souffrance. Autre exemple, lors des repas. Le personnel a fait le constat que lorsque les patients accompagnés du labrador finissaient plus facilement leurs assiettes. Le chien est bel et bien le meilleur ami de l’homme.

Des résultats miraculeux
La nouveauté par rapport aux maisons de retraites qui font déjà appel à des chiens de compagnie dans le cadre d’ateliers d’animations, c’est l’utilisation de ce chien dans les traitements de personnes atteintes d’un AVC (accident vasculaire cérébrale). Les progrès réalisés sont spectaculaires » affirme Philippe Bonnet, kinésithérapeute hospitalier. Ce dernier évoque le cas d’ une patiente de 79 ans atteinte d’un AVC qui perturbe sa vision. « Les yeux du patient se dirigent vers Elliot » explique t’il. Ainsi, en déplaçant le chien, le champ perceptif du patient s’élargit. Elliot fait des miracles avec les malades. L‘ergothérapeute Isabelle Muscetti se souvient des larmes de joies de la fille d’un patient de 92 ans qui a pu remarcher.Et si Elliot réusissait là où le corps médical échoue ?

La recherche avance
Les patients atteints de la maladie d’Alzheimer pourraient à leur tour bénéficier des talents d’Elliot ! Des ateliers psychologiques accompagnés d’un allègement des doses de médicaments vont bientôt être mis en place assure Pierre Krolak –Salmon, neurologue gériatrique à l’hôpital des Charpennes.
Des recherches pouvant réduire l’anxiété grâce aux chiens chez certaines personnes sont également menées. Deux groupes, dont l’un bénéficie de la compagnie d’Elliot, ont par ailleurs été constitués. Des mesures électroniques seront bientôt prises pour mettre en avant sa vertu thérapeutique.

Et si l’avenir de l’humanité passait par la médecine à quatre pattes ?

A Lyon, le labrador Eliott joue les « cabothérapeutes » dans un hôpital gériatrique

De Nicole DESHAYES (AFP) –

LYON — Connu pour son rôle de compagnon dans les maisons de retraite, le chien a fait son entrée dans un hôpital gériatrique de Lyon où le labrador Eliott joue les « cabothérapeutes » en participant aux exercices de kinésithérapie de victimes d’AVC ou en apaisant les malades d’Alzheimer.

Réformé de l’école de chiens d’aveugles « parce qu’il avait peur des camions dans la rue », Eliott, trois ans, est arrivé en septembre 2011 à l’Unité neuro-vasculaire de la personne âgée (UNV) de l’hôpital gériatrique des Charpennes à Lyon. Un service de rééducation neurologique « unique » en France, créé il y a près d’un an, où ce chien va connaître une « deuxième carrière », selon le professeur Pierre Krolac-Salmon, médecin-chef de l’hôpital.

« L’idée a émergé avec l’expérience bénéfique pour les patients de chiens d’aveugles venant leur rendre visite à l’hôpital. On a alors construit le projet d’avoir un chien à demeure participant à des ateliers avec des patients atteints de troubles cognitifs » ou troubles de la mémoire, a-t-il expliqué.

« Mais ce qui est plus original et innovant », souligne le neurologue, « c’est le travail du chien dans les exercices de rééducation de personnes âgées, après un accident vasculaire cérébral (AVC) ».

Utilisée depuis plus de 20 ans aux Etats-Unis et au Canada, la « zoothérapie », méthode utilisant la présence d’un animal, souvent un chien, pour améliorer la santé mentale ou physique d’un patient reste peu répandue en France. « C’est l’animation en maison de retraite qui est beaucoup plus développée », note le neurologue.

A raison de deux ateliers d’une heure trente matin et soir, Eliott, devenu la « mascotte de l’hôpital », assiste ergothérapeutes et kinésithérapeutes.

Victime d’un AVC dans l’hémisphère droit après une chute fin 2011, Andrée, 79 ans, avait perdu la motricité et la sensibilité de ses membres gauches et ne pouvait plus « se repérer dans l’espace ».

La présence d’Eliott, trois fois par semaine, lors de ses exercices de rééducation lui permet « d’élargir son champ de vision et de ne plus rester concentrée sur elle-même », explique le kinésithérapeute Philippe Bonnet.

« Le regard est le premier sens qui permet l’ouverture vers l’extérieur. Au début, elle se concentre sur le chien pour le suivre et après, ce sera sur l’environnement », ajoute-t-il.

Obéissant aux ordres du thérapeute, Eliott se déplace de gauche à droite pour « ouvrir le champ et élargir la vision périphérique » de l’octogénaire, appuyée sur sa canne.

« Au début je peinais pour marcher, mais Eliott m’aide, il y a une différence avec lui », assure celle-ci, reconnaissante.

Débutée il y a six mois, cette « expérimentation » en est encore « aux balbutiements », souligne M. Bonnet, selon lequel « c’est une rééducation très spécifique qui ne doit pas se substituer aux autres, mais c’est très prometteur par les résultats et par l’intérêt des patients.

Souvent « déprimés » à la suite d’un AVC, nombre de patients âgés qui « refusaient la rééducation, l’acceptent avec le chien », note le professeur Krolak-Salmon, pour qui sa présence est un « énorme facteur de motivation ».

Désormais son objectif pour début 2013 est de démontrer les bénéfices de la thérapie au moyen d’une étude clinique sur deux groupes de patients, l’un exposé au chien et l’autre non.

Autre mission d’Eliott: apaiser les malades d’Alzheimer atteints de troubles du comportement « débutants ». « On a remarqué que la présence de l’animal apaise les éventuelles tensions et est un facteur de motivation de soins », observe le Pr Krolak-Salmon. Au point de « rendre le sourire à pas mal de soignants ».

Lyon: Eliott, le chien-médecin

L’hôpital gériatrique des Charpennes accueille depuis quelques semaines un nouveau pensionnaire professionnel plutôt inhabituel : Eliott, un labrador de 3 ans, offre ses services afin d’apaiser les personnes âgées et faciliter leurs exercices.

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« Eliott ne pouvait pas devenir un chien guide d’aveugles car il a peur des bruits trop forts tels que ceux des camions. Nous lui offrons une deuxième carrière ici où il est très utile », affirme Pierre Krolak-Salmon, neurologue, gériatre et chef de service à l’hôpital des Charpennes.

Le jeune chien intervient quatre jours par semaine dans plusieurs unités telles que le post AVC (accident vasculaire cérébral), les longs séjours et prochainement chez les malades d’Alzheimer. Pierre Krolac-Salmon continue : « Eliott est très utile en kinésithérapie. Les patients trouvent leur motivation, pour se lever par exemple, grâce à la présence d’Eliott. »

Andrée, 79 ans, victime d’un AVC il y a 10 ans, confirme : « Je le vois deux à trois fois par semaine. C’est une vraie stimulation. » « Le chien s’assoit devant elle et lui tend la patte à la demande. Il apaise Andrée et la pousse à aller vers lui, ajoute Philippe Bonnet, kinésithérapeute. Certains patients ont une vision biaisée. Ils négligent un côté. Eliott les aide à se repérer dans l’espace car il attire leur regard. »

Pierre Krolac-Salmon loue les résultats du chien : « Le plus bel exemple est celui de cet homme de 92 ans, victime d’un AVC, qui ne se levait plus de son lit. Le chien restait devant la porte car il ne peut pas entrer dans les chambres. L’homme a fait l’effort de remonter sur une chaise roulante pour atteindre Eliott, puis s’est baissé pour le caresser. Maintenant cette personne remarche. »

Cette démarche innovante fait tout doucement ses preuves. Qu’il s’agisse des patients, des médecins ou même d’Eliott, chacun trouve une utilité et un plaisir à cette nouvelle présence à l’hôpital.

http://www.metrofrance.com/info/lyon-eliott-le-chien-medecin/mlcf!URhVX5DskOPJ2/

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