11 juillet 2013

devoir de vacance

Posted in humour, parole, partage à 1402 34 par yves clercq

L’été, c’est le temps des vacances, du soleil et de la moisson. c’est aussi le temps des devoirs de vacances!

Nous vous proposons ainsi cette petite Bd dont nous ne sommes pas certain de l’origine (si un lecteur connaît l’auteur et la revue qui l’a publiée, qu’il n’hésite pas à nous contacter), qui en dit plus qu’un long article sur la question des risques et des libertés…  pourtant la question est loin d’être simple, peut-on tout autoriser au risque de la santé des résidents? A-t-on le droit d’interdire au nom du principe de précaution? Quelle attitude juste développer?… n’hésitez pas à partager vos réflexions et commentaires…. je vous laisse à vos devoir de vacances.

PS: cette BD peut aussi servir de support lors d’un groupe de parole avec des résidents…

 ehpad magazine

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4 septembre 2012

Atelier réminiscence et rentrée des classes

Posted in activité d'animation, parole, réminiscence tagged à 909 14 par yves clercq

Le mois de septembre est une période propice à la nostalgie et aux souvenirs.

Les retours de vacance, la rentrée des classes, les jours qui raccourcissent, l’été qui s’en va petit à petit, les enfants et petits enfants pris par les activités de la rentrée, sont  autant de facteurs qui peuvent contribuer à un sentiment de solitude qu’il est nécessaire d’accompagner. Dans ces moments là, le besoin de libérer son coeur, de se sentir unique, d’être considéré peut être particulièrement lancinant: l’animation est le cadre propice pour permettre aux personnes de partager leurs états d’âmes, leurs souvenirs, leurs manière de considérer le temps qui passe et leurs regards sur les évolutions de notre société.

Pour les personnes qui regardent de loin l’animation, il peut être ainsi tentant de croire que l’animation serait en quelque sorte une entreprise visant uniquement  à  « occuper » ,divertir ou changer les idées. Comme les personnes âgées ont vécu « un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître » il est particulièrement tentant de croire que l’évocation du passé suffiraient à les contenter.

Il arrive ainsi souvent que maladroitement, lorsque la personne arrive en maison de retraite, alors que dans sa vie « d’avant » elle était plutôt dans l’instant présent, elle se retrouve inondée  de photos choisies « pour elle » et que les conversations des proches soient centrées sur cet autrefois sensé donner du baume au coeur. Et c’est vrai qu’il arrive encore trop souvent que l’on réduise une partie de l’animation à des activités centrées sur le passé :  films anciens, chansons de naguères, expositions sur la vie « d’avant »ou les objet d’autrefois.

Nous ne pensons pas que l’évocation du passé soit  une mauvaise chose pour nos anciens; par contre, nous pensons qu’il est risqué d’y enfermer les personnes , car inconsciemment on pourrait la conforter dans l’idée que, n’ayant plus d’avenir, elle serait irrémédiablement condamnée à vivre dans ses souvenirs plutôt que dans le présent et l’avenir!

Le partage des souvenirs et l’évocation du passé sont des matériaux indispensables qui permettent la rencontre, l’échange et le partage. Attention de ne pas en faire une finalité!  Si les personnes  âgées ont besoin de partager ce qu’elles ont dans leur coeur ce n’est pas pour fuir la réalité ou se complaire dans  une vie idéalisée , mais pour mieux affronter cette réalité et continuer à avancer.

Pour envisager un avenir malgré le temps qui s ‘accélère et la fin qui s’approche, pour envisager que sa propre valeur ne dépend pas de la quantité de choses vécus ou accumulées, il est nécessaire d’intégrer ce que l’on est, ce que l’on a vécu, de se sentir reconnu avec son histoire et sa propre spécificité.Il est donc important que le passé soit évoqué dans des temps et des espaces délimités, et que  leur finalité dépassent la simple évocation.

Les ateliers réminiscence défendus en France par Arlette Goldberg dans son ouvrage « animer un atelier de réminiscence « (http://www.priceminister.com/offer/buy/18106257/Goldberg-Arlette-Animer-Un-Atelier-De-Reminiscence-Avec-Des-Personnes-Agees-Livre.html) sont ainsi un très bon support pour faire de l’évocation des souvenirs un temps de transmission et d’ancrage dans la réalité.

Le mieux est de fonctionner par séquences de 5 ou 6 ateliers répartis sur plusieurs semaines: non seulement le coté temporaire de l’activité permet symboliquement d’en sifgnifier l’importance, mais  cela permet à l’animateur d’avoir le temps de préparer à l’avance des thèmes en lien avec l’actualité saisonnière (la rentrée des classes, les vendanges, l’automne, etc), de réunir divers supports (visuels, olfactifs, tactiles  auditifs) et de solliciter les résidents et leurs familles afin de l’aider à les réunir.

L’objectif de ces ateliers ne sera donc  pas seulement la stimulation, ou l’évocation de souvenirs, mais de proposer un espace d’échange, permettant de se raconter en toute liberté et sécurité psychologique, et de pouvoir partager leur point de vue et leurs opinions sur l’époque actuelle . Sylvains Sibonie aime à rappeler que la vieillesse sert au moins à une chose: transmettre. Ces ateliers peuvent être l’occasion de véritables de transmissions qui peuvent aider les personnes à trouver la paix intérieure: transmettre ce que l’on a vécu, mais aussi ce que l’on vit, ce que l’on pense, ce que l’on croit.

Il sera nécessaire à cet effet, de créer un climat propice à l’intimité, de veiller à ce que les groupes soient restreints, sans spectateurs passifs afin que les personnes sentent que c’est elles qui sont importantes, plus que les objets ou le passé en tant que tel.

L’animation est un vecteur privilégié qui peut permettre aux personnes de sortir de leur isolement pour aller vers le partage.Malgré des attitudes extérieures qui peuvent parfois laisser penser le contraire, les personnes âgées sont avides de ces rencontres et d ‘échanges de qualité. Cela tombe bien, c’est souvent le désir de rencontre et d’échanges qui est à l’origine de la vocation de bons nombres d’animateurs!

PS: internet est un très bon support pour aider l’animateur à trouver des idées et construire son atelier.

Cidessous 2 liens pouvant aider à construire un atelier sur « l’école et la rentrée des classes » :

http://www.vousnousils.fr/2011/08/24/lecole-en-1930-cetait-comment-511688

 

http://museeecole1930messeix.fr/

25 juillet 2012

La vieille femme grincheuse

Posted in activité d'animation, parole tagged à 1010 30 par yves clercq

Cela fait des années que ce poème circule dans les formations , dans les institutions et sur les forums internet. Selon, les commentaires, il a été retrouvé dans les affaires d’une vieille dame Irlandaise que l’on croyait « sénile », après sa mort.

Il peut être un très bon support lors d’un atelier « poésie ».

QUE VOIS TU TOI QUI ME SOIGNE ? QUE VOIS TU ?
QUAND TU ME REGARDES QUE PENSES TU ?

Une vieille dame grincheuse un peu folle
Le regard perdu qui n’y est plus tout à fait
Qui bave quand elle mange et ne répond jamais
Qui, quand tu dis d’une voix forte « essayez »
Semble ne prêter aucune attention à ce que tu fais
Et ne cesse de perdre ses chaussures et ses bas,
Qui docile ou non te laisse faire à sa guise ,
Le bain et les repas pour occuper la longue journée grise.
C’est ca que tu penses, c’est ca que tu vois ?
Alors ouvre les yeux, ce n’est pas moi

Je vais te dire qui je suis, assise là si tranquille
Me déplaçant à ton ordre , mangeant quand tu veux
Je suis la dernière de dix, avec un père et une mère
Des frères et des sœurs qui s’aiment entre eux .
Une jeune fille de quinze ans, des ailes aux pieds
Rêvant que bientôt, elle rencontrera un fiancé
Mariée déjà à 20 ans. Mon cœur bondit de joie
J’ai 25 ans maintenant et un enfant à moi
Qui a besoin de moi pour lui construire une maison
Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite
Nous sommes liés l’un à l’autre par des liens qui dureront
Quarante ans , bientôt il ne sera plus là
Mais mon homme est à mes côtés qui veille sur moi
Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés
Me revoilà avec des enfants, moi et mon bien aimé
Voici les jours noirs, mon mari meurt
Je regarde vers le futur, en frémissant de peur
Car mes enfants sont tous occuper à élever les leurs
Et je pense aux années et à l’amour que j’ai connus

Je suis vieille maintenant, et la nature est cruelle
Qui s’amuse a faire passer la vieillesse pour folle
Mon corps s’en va, la grâce et la force m’abandonnent
Et il y a une pierre là où jadis j’eus un cœur
Mais dans cette vieille carcasse la jeune fille demeure
Dont le vieux cœur se gonfle sans relâche
Je me souviens des joies, je me souviens des peines
Et à nouveau je sens ma vie et j’aime
Je repense aux années trop courtes et trop vite passées

Et accepte cette réalité implacable que rien ne peut durer
Alors ouvre les yeux, toi qui me soigne et regarde
Non la vieille dame grincheuse…regarde mieux, tu me verras

19 juillet 2012

réflexions d’été

Posted in billet, parole tagged à 1301 42 par yves clercq

Le retour de l’été est une période particulière pour chacun. La perspective des vacances, de rompre avec le  rythme effréné du quotidien, de prendre le temps pour voir des personnes qui nous sont chères, de retrouver des lieux et des espaces parfois chargés de souvenirs, nous  plonge malgré nous dans une atmosphère propices au retour sur soi, aux bilans ,  et parfois à la nostalgie.

Pour nos anciens,  le retour du beau temps ( ou au contraire son absence) est aussi une période qui peut favoriser l’émergence de souvenirs: on repense aux été en familles du temps où les enfants étaient plus petit, ou le conjoint était encore de ce monde, on repense à son enfance, à ses parents, au soleil, à la mer; les images défilent dans les têtes, on aimerait les partager, ce qui est parfois difficile, car l’été est une  période où la « routine » institutionnelle est bouleversée: les soignants se font remplacer, les habitudes sont donc obligatoirement bousculées, les activités passent elles aussi à l’heure d’été, les enfants et petits enfants partent en vacances et modifient leurs rythmes de visite ou, au contraire, en profitent pour visiter leurs parents. Certains partent quelques jours en voyage, d’autres sont confrontés à la réalité de leur  solitude.

Quelle que soit la situation particulière propre à chacun, nous devons être vigilant à permettre aux personnes d’échanger sur l’été, de partager leurs souvenirs et leurs ressentis, bref de se libérer de pensées ou d’images qui, si elles ne sont pas partagées peuvent devenir vite envahissantes, voire facteurs de déprime.

Parfois certains professionnels ont peur d’annoncer qu’ils vont eux-même prendre des congés « comment leur dire que je pars à la mer, alors qu’ils sont cloués ici? » Annoncer ses congés aux résidents est un aspect qu’il ne faut pas négliger: car ce n,’est pas en cachant la réalité et en voulant les surprotéger, qu’on aide les personnes à faire avec le réel.

Prendre le temps d’expliquer comment va se passer l’été, permet non seulement aux résident d’anticiper, de leur montrer le respect qu’on leur porte, mais aussi d’entendre les appréhensions et les doutes, donc d’éviter que ceux-ci se transforment en trouble du comportement ( ceux-ci dans beaucoup de cas, exprimant les maux qui ne sont pas dits en mots).

Et nous, dans nos institutions,  comment faisons-nous des vacances, une opportunité pour entendre  la parole des personnes?

 

16 juillet 2012

Une pièce de théâtre pour dialoguer autour de sujets sensibles

Posted in initiative, intergénération, parole tagged à 909 09 par yves clercq

 

 Il est difficile pour les enfants, comme pour les parents, de parler ensemble des questions liées à la dépendance, aux limites du maintien à domicile. Face à un parent qui vieillit, il arrive ainsi, que les aidants oscillent entre un désir légitime de « surprotéger » un parent et une sorte de refus de voir la réalité en face.
Pour le parent âgé, il en est  souvent de même: entre le désir d’être reconnu dans ses difficultés et le refus de les admettre, la honte, l’inquiétude, le sentiment de culpabilité peuvent être  autant d’obstacles au dialogue et aux décisions apaisées.
L’association Famille Rurale de Vendée consciente de la nécessité de favoriser le dialogue, propose un outil vraiment original qui peut favoriser l’échange et le débat: une pièce de théatre a la fois drôle,  et poétique qui met en scène les réalités rencontrées par nos ainés et leurs familles.
Admirablement créée et interprétée par la compagnie Grizzli Philibert Tambour, cette pièce qui se déplace de commune en commune permet de dédramatiser sans minimiser un sujet complexe.
Vous trouverez un lien vers un extrait, vers  le site de l’association famille rurale..
http://www.dailymotion.com/video/xrn40d_y-a-pas-de-danger-extrait_creation
Cela peut donner des idées à un animateur qui souhaiterait favoriser le débat et les échanges sur cette question…..
Ci dessous quelques extraits d’un article présentant la pièce (source   http://www.larochesuryon.maville.com/sortir/infos_-Quand-le-theatre-fait-dialoguer-avec-les-aines_52737-2056884_actu.Htm)
« Y’a pas de danger, une pièce de Grizzli Philibert Tambour, aborde les rapports entre enfants et aînés à l’heure où la dépendance guette. Familles rurales fait naître le dialogue.
Familles rurales, une association qui oeuvre en Vendée à travers 135 relais locaux, se préoccupe, entre autres, des liens entre enfants et leurs parents à la limite de l’âge de la dépendance. Quand, par exemple, ils ne réalisent plus qu’il est dangereux de monter sur une échelle : « C’est une thématique que nous voulions aborder depuis un moment mais nous n’arrivions pas à trouver le bon vecteur. On est dans l’ordre de l’intime et ce n’est pas facile de monter des actions de soutien aux parents vieillissants », indique Rémi Hervouet, secrétaire général adjoint de Familles rurales. Jusqu’au moment où l’idée a jailli de se servir de la dynamique du théâtre pour libérer la parole.Un sujet grave

D’emblée, la compagnie professionnelle yonnaise a été ravie d’apporter sa contribution : « Il y a longtemps que nous voulions travailler sur le vieillissement », révèle Nicole Turpin, actrice de la troupe.

En se basant sur des expériences personnelles et en empruntant à la littérature théâtrale, Grizzli a écrit une pièce de 45 minutes qui mêle situations drôles et moments d’émotion pour aborder ce sujet grave avec un maximum de pudeur mais sans avoir peur d’aller au fond des choses.(…)

Les séances de « Y’a pas de danger ! » ont suscité une entame de dialogue à chaque fois : « Tout le monde réagissait, les comédiens, les chargés de mission, le public aussi, parfois de manière profonde », commente Isabelle Durant, chargée de mission à Familles rurales.

On en débat

Et tout ça à partir de situations diverses, comme ce papy en danger, juché sur un escabeau :« Jusqu’à quel point un enfant d’un aîné peut-il s’ingérer pour décider de la conduite de son père ou de sa mère ? Ce n’est pas simple. Cela provoque parfois stress ou conflit », intervient Rémi Hervouet.

(…)

Il y a tout le côté psychologique de la « rupture » de l’esprit et du corps qui est à prendre en compte : « Toutes les générations sont concernées. Dans les spectacles, d’ailleurs, on a vu y venir de jeunes retraités, leurs parents, mais aussi de jeunes familles qui se préparent à ce jour », ajoute Rémi Hervouet.

Entre ingérence abusive des enfants et prévention des accidents domestiques d’anciens, il y a une ligne de crête à trouver en permanence. Dans ce délicat exercice, le théâtre a joué son rôle de « délieur de langues ».

Le site de famille rurale, qui est à l’origine du projet:

http://www.famillesrurales85.org/inter_Familles_Parents_Vieillissants.php?PHPSESSID=cdce29141f932c73b6f131fc63f68813

Le site de la compagnie qui a créé la pièce:http://www.theatre-grizzli.fr/GRIZZLI_theatre_nos_spectacles.php?id_niv1=2&id_spec=ea7e4ba9ebd7c780d385c68cfca0ebe1

29 juin 2012

atelier parole: regard poétique sur la vieillesse

Posted in activité d'animation, parole tagged , à 1010 05 par yves clercq

Animer un atelier parole, écriture ou poésie , nécessite surtout des supports qui suscitent l’intérêt, la curiosité, l’envie d’échanger.

vous trouverez ci dessous, une photo qui peut être un joli support à cetéchange.

Image

7 juin 2012

début du plan canicule

Posted in canicule, humour, parole tagged à 909 36 par yves clercq

la mise en place du plan canicule alors qu’il fait froid et qu’il pleut est l’occasion d’animer un bon atelier parole et d’écouter ce que les personnes âgées ont à nous dire… ci dessous une petite affiche qui peut aider à lancer le débat:

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