21 décembre 2015

creche de Noel en ehpad

Posted in histoires d'animation, partage à 1301 39 par yves clercq

A l’occasion de Noel,de nombreux établissement d’hébergement pour personnes âgées se parent de décorations, de sapins ou de crèches. Nous vous donnons ci dessous les crèches élaborées en 2014 et 2015 par Dominique à l’EHPAD « Le Clos des Acacias » à Caudrot. Ce projet au départ né d’une initiative personnelle, est un vecteur de parole très intéressant: les résidents proposent déjà des idées pour 2016….

 

Ensemble crèche 2014 (2)

creche2

Ci dessous quelques éléments d’explication:

« La crèche 2014 qui est le rappel des règles fondamentales de la vie, (…) en donnant à ma crèche le thème du cycle de la vie, exprimer mon attachement à l’amour véritable socle de la cellule familiale (…).  J’y ai inclus la jeunesse et la vieillesse par correspondance au lieu ou cette crèche à vu le jour.

La crèche 2015 En cette époque de tyrannie absolue sur le regard que l’on porte sur la vieillesse, nous voulons aborder la vieillesse comme une évolution et encore une construction de sa vie (…). Je ne sais sais plus quel homme disait qu’en l’absence de temps pour la vie, il faut amener de la vie au temps. Cette crèche veut démontrer qu’en toute personne âgée dans le regard que nous portons il existe une ombre qui a été vie et cette ombre nous suit. Mes résidentes et résidents ont compris et apprécié l’idée que le regard que nous leur portons doit avoir du sens et de l’importance pour eux. (…)

Merci à Dominique, n’hésitez pas à me partager vos initiatives….

 

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27 novembre 2014

L’animation en institution : quels enjeux pour la personne âgée ?

Posted in finalités de l'animation, partage à 1402 59 par yves clercq

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L’excellent site http://www.aidonslesnotres.fr/, dédié aux aidants familiaux des personnes agées, publie ici un article de  Eric Denoyer, que nous vous proposons ci dessous.

Accompagner aujourd’hui des personnes âgées dépendantes en institution médico-sociale  relève d’une mission qui s’inscrit dans une relation d’adulte à adulte et doit nous rappeler qu’une personne âgée est avant tout une personne, singulière, quel que soit son état de santé physique ou mental.

L’animation : de quoi parle-t-on ?

 
D’un point de vue très théorique, l’animation est souvent rattachée à la notion de vie sociale, ou encore d’activités. Si l’étymologie du terme animation est « donner la vie », alors plusieurs dimensions de l’individu sont concernées et doivent donc être prises en compte.
 
  • L’animation du quotidien permet d’accompagner à vivre tous les jours afin de renforcer une image de soi parfois fragile ;
  • L’animation des habitudes de vie renforce le sens que chacun donne à sa vie, fut-elle en institution. Ces habitudes de vie et leur animation contribue à garder un cap dont la personne âgée a besoin pour maintenir des repères ;
  • L’animation récréative encourage à être, à s’exprimer et à exister pour continuer à se réaliser ;
  • L’animation émotion permet une prise en soin relationnelle pour des personnes âgées ayant de grandes difficultés communicationnelles par le biais de « l’être » (savoir-être).
Le rôle de l’animation serait donc bien de créer les conditions relationnelles et matérielles en vue de permettre à chaque personne de continuer son parcours en restant au plus proche de ses centres d’intérêts, de sa personnalité, de son histoire de vie. Nous sommes alors bien loin d’une approche seulement occupationnelle. Cette dernière prend, trop souvent encore, en considération l’intérêt de l’institution, voire de l’entité « groupe social » bénéficiaire du projet d’animation. L’individu s’efface alors au profit de l’identité groupale.
 
Combien de fois pouvons-nous entendre « Ça ne me plait pas, je ne comprends pas pourquoi on m’oblige à aller à l’animation, je n’aime pas les gens avec qui je suis… ». Ces paroles nous interpellent sur notre capacité en tant que professionnels à adapter les activités servant la dynamique d’animation et sur notre capacité à accepter le refus ou le désaccord d’une personne quant à l’intérêt – pour elle – de l’activité proposée.
 

Le droit au choix du Sujet

L’arrivée en institution peut être vécue comme un choc important dans un parcours de vie. Passer du domicile à une vie en collectivité est une étape douloureuse pour certains. Les professionnels doivent alors porter une attention très particulière à la qualité de l’accueil et au sens qu’il faut trouver pour accepter au mieux la vie en maison de retraite. Le parcours en institution doit commencer bien avant l’arrivée effective. L’animation reste un outil au service de l’accompagnement de chaque personne accueillie. A ce titre, la parole de chacun doit être recueillie et le choix de chacun respecté quant à ses envies et centres d’intérêt. L’animation fait partie d’un tout, permettant une approche globale de la personne âgée pour une prise en soin optimale. Elle s’articule autour d’autres éléments tels que le temps du repas, le temps de la toilette, le temps social…
 
S’adressant à la personne âgée en tant que Sujet, l’animation (et donc l’animateur) a pour mission de proposer les activités en fonction des paroles recueilles et de laisser le CHOIX d’y participer ou non. L’animation s’inscrit dans la logique du travail pluridisciplinaire attendu dans le cadre de la loi de janvier 2002, laquelle renvoie aux droits fondamentaux des personnes vulnérables.
 

Permettre une adaptation de la réponse (professionnelle et relationnelle) aux besoins de chacun.

Pour exister, l’animation réunit plusieurs éléments : l’animateur, le résident, le projet d’animation défini par l’institution, les moyens matériels et pédagogiques, le temps consacré…
 
Il est évident qu’en tant qu’aidant, vous pouvez demander à consulter ce projet d’animation de manière à voir comment l’institution accompagnera votre proche dans son quotidien, quelles actions sont entreprises par les équipes pour prendre soin d’une personne âgée vulnérable à vivre dans un environnement nouveau, en fonctions d’objectifs déterminés.
 
  • L’animation permet de mettre en œuvre des droits.
  • Elle est un outil essentiel au parcours de vie d’une personne âgée fragilisée par une
  • Elle n’est pas une activité ! L’activité est un moyen d’atteindre les objectifs du projet d’animation. Et s’il y a des objectifs, il doit y avoir évaluation de l’atteinte ou non des dits objectifs.
  • L’animation doit avoir comme pilier l’écoute de la personne âgée et son libre choix.
  • Elle contribue par les repères qu’elle construit à rendre le parcours en institution sécurisant.
  • L’animation ne porte pas dans son ADN la seule dimension occupationnelle ; cette approche réductrice risque de créer des conditions d’accompagnement infantilisantes ou non respectueuses du droit au choix de tout un chacun.
 
 
« Si je l’accepte (l’Autre) en devenir, alors, je fais ce que je peux pour confirmer ou réaliser ses potentialités » – Carl Rogers – Le Développement de la Personne
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11 juillet 2014

animation brésil à l’ehpad

Posted in activité d'animation, histoires d'animation, partage à 707 48 par yves clercq

Sophie, une animatrice , nous a fait part de la journée sur le thème du brésil qu’elle a organisé dans sa résidence  à l’occasion de la coupe du monde:  le point d’orgue étant le repas Brésilien et le  spectacle de danseuses et danseurs Brésiliens.

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 » Dans le cadre de la Coupe du Monde….il n’y a pas d’âge ! (…)

Superbe ambiance et fiesta pour les résidents qui ont appréciés. Ma plus grande joie : voire de la joie et du bonheur dans leurs yeux !

Les résidents ont trouvé que cela changeait de l’ordinaire et des animations tournées sur « le passé ».

N’hésitez pas comme sophie à nous partager vos expérience.

28 mai 2014

Jardin’age, une initiative pour lutter contre l’isolement des personnes âgées dépendantes

Posted in initiative, intergénération, partage à 909 44 par yves clercq

Nous vous proposons ci dessous, des extraits d’un article passionnant du site http://www.apriles.net/ qui  relate une action visant tout à la fois de lutter contre l’isolement des personnes âgées en perte d’autonomie et d’aider des personnes retraités à retrouver une utilité sociale. L’association Jardin’âge propose ainsi à des amateurs sans jardin de s’occuper de celui de personnes âgées devenues incapables de l’entretenir.

Si cette action n’est pas directement transférable en institution elle à le mérite de souligner le rôle central de l’animateur comme vecteur de lien. Dans nos structures, un grand nombre de personnes se désolent de voir leur maison et donc leur jardin à l’abandon, une idée à creuser ?

Ci dessous quelques extraits de l’article que vous pouvez consulter ici:

http://www.apriles.net/index.php?option=com_sobi2&sobi2Task=sobi2Details&catid=3&sobi2Id=1542&Itemid=95

 

« Afin de lutter contre l’isolement des personnes âgées en perte d’autonomie et de permettre à des personnes retraitées de conserver ou retrouver une utilité sociale, Jardin’âge propose à des amateurs sans jardin de s’occuper de celui de personnes âgées devenues incapables de l’entretenir. Sans se substituer à l’entourage, ni concurrencer les professionnels, cette activité partagée permet non seulement de créer du lien entre accueillants et jardiniers, mais également de développer les solidarités de proximité et de promouvoir, dans une logique intergénérationnelle, une culture de l’écologie et du développement durable. »

 

Le rôle centrale de l’animatrice

« L’accompagnement des participants est en effet considéré comme l’une des clefs de réussite du dispositif Dans un premier temps, un entretien individuel est réalisé avec chacun des potentiels participants.

(…)

Le travail de l’animatrice ne s’arrête pas à cette mise en réseau. Elle va ensuite accompagner le binôme afin que la dynamique initiale ne s’épuise pas et encourager le jardinier à s’investir dans des actions collectives au sein du centre social. Elle peut également être conduite à intervenir comme médiatrice en cas de désaccords entre l’accueillant, voire sa famille, et le jardinier. Une évaluation est effectuée chaque année, et la convention peut-être réajustée à son renouvellement au bout d’un an. 50% des binômes se maintiennent cependant dans la durée. Pour les autres les raisons de rupture sont variables : mésentente, décès de la personne âgée, déménagement du jardinier ou reprise d’activité… mais la majorité restent dans le réseau et constitue un nouveau binôme. Cette fidélité au dispositif est également perceptible dans l’assiduité des jardiniers : plus d’un tiers se rendent chez leur binôme tous les jours et la moitié au moins une fois par semaine. »

une vidéo est aussi consultable ici:

11 juillet 2013

devoir de vacance

Posted in humour, parole, partage à 1402 34 par yves clercq

L’été, c’est le temps des vacances, du soleil et de la moisson. c’est aussi le temps des devoirs de vacances!

Nous vous proposons ainsi cette petite Bd dont nous ne sommes pas certain de l’origine (si un lecteur connaît l’auteur et la revue qui l’a publiée, qu’il n’hésite pas à nous contacter), qui en dit plus qu’un long article sur la question des risques et des libertés…  pourtant la question est loin d’être simple, peut-on tout autoriser au risque de la santé des résidents? A-t-on le droit d’interdire au nom du principe de précaution? Quelle attitude juste développer?… n’hésitez pas à partager vos réflexions et commentaires…. je vous laisse à vos devoir de vacances.

PS: cette BD peut aussi servir de support lors d’un groupe de parole avec des résidents…

 ehpad magazine

30 octobre 2012

21 jours…inoubliables

Posted in partage à 1503 14 par yves clercq

Les professionnels qui travaillent en gérontologie, se plaignent parfois que lorsque la télévision s’intéresse à leur univers professionnel  c’est trop souvent  pour parler de ce qui ne va pas, et de la maltraitance en particulier.

Heureusement,  le travail au quotidien auprès des personnes très âgées  est autre chose qu’une pénible corvée qui serait réservé à des seconds couteaux de la santé ou du médico/social. C’est ce que va illustrer l’émission Infra rouge qui sera diffusé le  mardi 30 octobre 2012, à 22h55  sur France 2.

Au travers d’un reportage intitulé « 21 jours inoubliables » , cette émission se penchera sur la question des professionnels qui travaillent au quotidien auprès des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer.

D’après la journaliste Marie-Lorraine Roussel : » certaines professions attirent la lumière, d’autres restent dans l’ombre, comme celle d’auxiliaire de vie.

Pendant 21 jours, Alexandra Lévèque va partager le dur quotidien de plusieurs d’entre elles. Outre la lucidité bouleversante des malades d’Alzheimer et le désarroi des familles, la journaliste découvre la noblesse de ce métier peu considéré.

On est pourtant loin du registre de la lamentation. La plupart des auxiliaires de vie évoquent en souriant la mystérieuse grâce qu’elles reçoivent de ces âmes éprouvées et désorientées »

Alors ne boudons pas notre plaisir, et parlons en autour de nous… surtout aux professionnels qui ont besoin de savoir que la télévision ne diffuse pas que des choses caricaturales sur leur travail!

 

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