21 décembre 2015

Réflexions autour de Noël

Posted in billet, vidéo à 1301 49 par yves clercq

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Noël est une période paradoxale : moment de joie, de partage, de retrouvailles familiales, mais aussi moment particulièrement douloureux pour les personnes seules, ceux qui ont vécu le décès d’un proche aimé ; période propice à l’esprit d’enfance, mais aussi à la nostalgie, voire la mélancolie.

Dans une société de consommation où tout est achat et possession, où l’émotion éphémère est confondue avec le bonheur, où la jouissance est recherchée pour elle-même, où les sensations fortes chassent la joie de l’instant présent et de la présence à l’autre, il existe un risque de passer à côté de l’essentiel.

Accaparés par le souci de bien accueillir, par les tâches matérielles qui l’accompagnent, nous pouvons parfois passer à côté de moments de joie et de simplicités qui nourrissent le cœur et qui parfois ne reviendront pas.

La joie de recevoir peu aussi parfois côtoyer la déception : à trop attendre de l’autre ou de la vie, nous pouvons parfois ne plus être en mesure d’accueillir l’inattendu, les événements qui sortent de nos scénarios préétablis et d’oublier de nous réjouir des cadeaux de la vie.

Nous risquons alors de nous comporter comme ces enfants gâtés, qui ont tant désirés de choses précises, qu’ils en ont perdu la joie de recevoir et de donner et passent à coté des autres, trop centrés sur eux même.

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Il peut ainsi nous arriver de passer à côté de ce que nous recherchons sans le savoir, pour en garder, au final, une certaine amertume: les présents reçus, les repas de fêtes, les lumières artificielles n’ayant pas comblés notre soif de profondeur, de relation vrai, d’amitié, qui pourtant ont besoin de ces lumières et de ces moments partagés pour émerger.

Pour d’autres, les soucis financiers, peuvent être source de frustrations importantes : « cette année, ma pension n’a pas augmenté et les impôts sont passés par là, j’ai été obligé de réduire le budget cadeau et j’en suis désolé »

Certains grands parents sont particulièrement déçus de ne pas pouvoir gâter leurs enfants et petits-enfants comme ils le voudraient, ils risquent d’oublier pourtant que ce n’est pas de leurs cadeaux dont les petits enfants ont le plus besoins mais de leur présence, de leur expérience, de leur capacité à prendre du recul sur la vie.

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Pour le professionnel chargé d’accompagner les personnes âgées dépendantes, les « joyeux Noël » de circonstance, face à une personne qui pleure encore son conjoint décédé, sa maison ou l’absence de ses enfants, peuvent parfois être teintés de malaise ou être maladroit .

Si Noël est une période propice à la nostalgie des anciens et peut éveiller chez certains des sentiments très douloureux, il ne faut pas pour autant considérer cela comme un problème. Cette remontée de souvenir, si elle se révèle parfois douloureuse, peut aussi être perçue par le professionnel comme une chance offerte par la vie : une chance pour être écoutée avec bienveillance, une chance pour être considérée et validée par une oreille attentive, entendue par un professionnel conscient de l’instant unique qui lui est offert ; cette expression pourra alors être le début d’un chemin d’apaisement durable.

Quand une souffrance refoulée remonte à la conscience et a la possibilité d’être partagée à un tiers, elle devient moins gênante, même si sur le moment elle peut sembler difficile à extraire.

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Il est donc particulièrement important d’ être attentifs aux solitudes et détresses morales qui émergent inévitablement dans cette période de fêtes afin que nos réponses parfois « rapides » n’étouffent pas les larmes des résidents.

En cette période de fête où chacun essaye d’égayer lavie de nos institutions, les tristesses et larmes exprimées peuvent être perçues comme un échec, il peut être alors tentant de vouloir les faire taire avec des paroles maladroites. S’il est important de créer un climat de joie au sein de la structure, il est tout aussi important de permettre aux personnes de ne pas pleurer tout seul, dans leur lit, quand personne ne les en empêchera.

Dans ces temps où la joie côtoie parfois la tristesse, les résidents ont particulièrement de présences et de regards. Comme le dit si bien Tim Guénard, « parfois la vie ne tient qu’à un joli regard. Un regard qui rappelle à la personne sa valeur. »

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Un regard de considération, est un véritable cadeau, avons nous conscience conscience du trésor que nous pouvons leur offrir?

Joyeux Noël à tous les lecteurs du blog.

 

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creche de Noel en ehpad

Posted in histoires d'animation, partage à 1301 39 par yves clercq

A l’occasion de Noel,de nombreux établissement d’hébergement pour personnes âgées se parent de décorations, de sapins ou de crèches. Nous vous donnons ci dessous les crèches élaborées en 2014 et 2015 par Dominique à l’EHPAD « Le Clos des Acacias » à Caudrot. Ce projet au départ né d’une initiative personnelle, est un vecteur de parole très intéressant: les résidents proposent déjà des idées pour 2016….

 

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Ci dessous quelques éléments d’explication:

« La crèche 2014 qui est le rappel des règles fondamentales de la vie, (…) en donnant à ma crèche le thème du cycle de la vie, exprimer mon attachement à l’amour véritable socle de la cellule familiale (…).  J’y ai inclus la jeunesse et la vieillesse par correspondance au lieu ou cette crèche à vu le jour.

La crèche 2015 En cette époque de tyrannie absolue sur le regard que l’on porte sur la vieillesse, nous voulons aborder la vieillesse comme une évolution et encore une construction de sa vie (…). Je ne sais sais plus quel homme disait qu’en l’absence de temps pour la vie, il faut amener de la vie au temps. Cette crèche veut démontrer qu’en toute personne âgée dans le regard que nous portons il existe une ombre qui a été vie et cette ombre nous suit. Mes résidentes et résidents ont compris et apprécié l’idée que le regard que nous leur portons doit avoir du sens et de l’importance pour eux. (…)

Merci à Dominique, n’hésitez pas à me partager vos initiatives….

 

26 août 2015

passeurs de mémoire

Posted in histoires d'animation, réminiscence, vidéo à 1503 06 par yves clercq

L’hepad de Chambellan à Nantes, depuis plusieurs années, mène un beau projet d’animation.

Au travers de l’association « rencontre à Chambellan », elle propose régulièrement aux résidents, de faire une visite individuelle sur les lieux évoquant leur passé professionnel. Voulant aller  au-delà d’un simple retour dans le passé, ces « rencontres » sont une occasion de prendre en compte la personne dans sa globalité, en intégrant son histoire de vie et de nouer un lien autre avec les personnes et leurs familles. Une belle manière de mettre en œuvre les approches liées à la « réminiscence ».

http://www.magazine-racines.fr/V2/articles/409/coupdecoeur262.pdf

http://www.tvvendee.fr/l-air-de-rien/ils-font-revivre-leur-metier-aux-aines_14062015

19 juin 2015

intergénération…

Posted in Non classé tagged à 1301 27 par yves clercq

Une maison de retraite apparemment comme les autres… elle porte depuis plusieurs années l’ambition de lutter contre l’isolement des personnes au sein même des institutions…. elle abrite pour cela en son sein,   « un centre d’apprentissage intergénérationnel », c’est à dire une école maternelle… le projet a enthousiasmé une journaliste qui a donné 2 ans de sa vie et de se fonds personnels pour tourner un magnifique documentaire. Afin de financer la post production et la diffusion elle à fait appel à du financement participatif, en moins de 15 jours son projet à enthousiasmé la toile et récolté plus de 75000 dollars.

Une bande annonce magnifique est visible ci dessous:

Sur le site de fincanement du documentaire,  vous pouvez trouver le témoignage d’Evan briggs, dont je vous partage quelques extraits (merci google traduciton)

 » En entrant dans la plupart des maisons de retraites médicalisées , il est difficile d’ignorer le sentiment d’isolement dont souffrent les résidents qui y vivent, et encore plus de concilier cela avec le fait que la vieillesse viendra inévitablement pour nous tous.

Dans notre culture fast-paced, obsédée par la jeunesse, nous ne voulons pas être renvoyé à  notre finitude. Il est plus facile de détourner le regard.

Quand j’ai entendu parler de « la montagne » et de son Centre d’apprentissage intergénérationnel, je fus frappé par la simple perfection du concept. Je suis plus intrigué par l’idée que, avec ni passé ni futur en commun, les relations entre les enfants et les résidents existent entièrement dans le présent. Malgré la différence de leurs années, la totalité de leur sens du temps semble plus étroitement aligné.

Au cours des mois où je filmais à la montagne, je remarquai de nombreux échanges incroyables entre les résidents et les enfants. Certains étaient doux, un peu maladroit, un peu funny- tous poignants et réellement déchirants.

Une expérience en particulier a eu lieu lors d’une visite du matin entre la classe des bambins et plusieurs résidents qui étaient rassemblés pour chanter des chansons ensemble. Tout le monde venait de terminer une interprétation de « You Are My Sunshine » lorsque l’un des résidents a commencé à partager le souvenir qu’il avait de chanter cette même chanson tard dans la nuit, dans un bus plein de soldats tout en servant à l’étranger pendant la Seconde Guerre mondiale.

Si les enfants étaient trop jeunes pour comprendre ses paroles, leur présence a servi de catalyseur à son souvenir (…) Ces petits moments de calme sont souvent ceux qui contiennent le plus de sens, et, malheureusement, sont aussi ceux que la plupart d’entre nous sont trop occupés et distraits pour les remarquer.

Ceci est un film sur les très jeunes et les très vieux, oui. Mais il traite aussi de quelque chose de grand, quelque chose de plus difficile à cerner, mais si essentiel dans tous les sens. Dans les paroles de Susan Bosak, fondateur du projet Legacy, « Il est l’expérience de la vie dans une communauté solidaire multigénérationnelle, richement complexe qui, plus que toute autre chose, nous enseigne comment être humain. » Je ne pouvais pas le dire mieux moi-même.

État du projet

Present Perfect a été filmé à la maison de retraite de Mount Saint-Vincent Providence à Seattle, WA, qui abrite également le Centre d’apprentissage intergénérationnel, au cours de l’année scolaire 2012-2013. Ce projet a été un travail gigantesque de l’amour , entièrement financé sur de ma propre poche pour les deux premières années. J’ai investi dans de nouveaux appareils photo et audio (…), j’ai payé les baby-sitters pour garder mes enfants afin que je puisse filmer trois fois par semaine pendant toute l’année scolaire, et je l’ai passé des heures innombrables de demandes de subventions  à autant de personnes que possible. Tout cela, en plus de jongler avec mon travail régulier payé en tant que producteur indépendant et professeur adjoint d’un film! (…)De nombreux amis et collègues ont généreusement fait don de leur temps et leurs talents pour aider à obtenir le film à l’endroit où il est maintenant, tandis qu’une poignée d’amis et de la famille a versé des fonds me permettant d’embaucher un rédacteur en chef pour aider à mettre ensemble la remorque que vous voyez ci-dessus. Je suis tellement reconnaissants à tous ceux qui m’ont donné un coup de main en voyant ce projet descendre au sol. Nous sommes sur la bonne voie!

www.kickstarter.com/projects/1246023967/present-perfect-a-documentary-film-post-production?lang=fr

merci au site http://www.soignantenehpad.fr qui m’a fait découvrir cette magnifique vidéo… YC

3 mars 2015

souvenirs, souvenirs….

Posted in billet tagged à 909 43 par yves clercq

Les souvenirs peuvent être réactivés, explorés, revisités.  Ci dessous une contribution au numéro 53 de février à la revue geroscopie.fr sur l’influence des souvenirs et les moments privilégiés de leur évocation.

On associe souvent vieillesse et souvenir et naturellement,  il est courant de proposer des animations centrées sur le passé, des construire des espaces évocateurs de mémoire, de centrer les discussions sur l’autrefois, quand la personne était censée être plus jeune. On crée des « jardins des senteurs » pour éveiller les souvenirs des résidents, on décore l’établissement avec des photos « du passé », on propose des chants d’autrefois, des expositions sur l’école autrefois, de la cuisine d’avant, des jeux du passé…

Si, l’intention est positive, il est toutefois nécessaire de s’interroger sur le sens et les conséquences possibles de cette référence  à « leur passé » : de quel passé parle-t-on ? Est-on certain que notre vision du passé corresponde à la manière dont ils l’ont vécu ? Quel sens y-a-t-il à centrer les personnes sur un passé qui n’existe plus, le risque étant alors d’enfermer les personnes dans nos présupposés,  de ne plus les voir comme des acteurs à part entière de leur vie, de les conforter dans l’idée qu’ils ne sont plus intéressant car dépassé ?

Pourtant , à y voir de plus près, leur époque ce n’est pas hier, mais bel et bien aujourd’hui Ouvrir le tiroir des souvenirs a sans nul doute un effet stimulant : tel une madeleine de Proust, la réminiscence revêt sans nul doute des aspects positifs indéniables. Mais attention à ne pas projeter sur la personne notre appétence à la nostalgie et à l’évocation du bon vieux temps !

Si l’évocation du passé peut avoir de réels effets positifs sur la personne, il existe un travers qui consiste à ne plus voir les personnes qu’au travers de ce  passé supposé et de ne plus être en mesure d’entendre ce qu’elle a à nous dire de son présent.  Si madame Dupont refuse la douche on risque alors de chercher l’explication dans ses habitudes de vie, alors que simplement elle ne trouve pas agréable de se faire doucher par quelqu’un.  Si mr Lambert stocke pain , fruit, chocolat, bonbons au fond de son tiroir, on risque d’évoquer à juste titre son traumatisme lié aux privations de la guerre et de l’après-guerre, et de ne pas entendre que son comportement reflète avant tout ses peurs présentes :  un sentiment d’insécurité, la hantise d’une dépendance qu’il traduit par la peur de manquer, le besoin de contrôler son univers direct et par le sentiment qu’il ne peut compter que sur lui-même.

Sans s’en rendre compte, nous risquons tout simplement de passer à côté de la personne, en oubliant que ce qu’elle dit, fait ou pense est avant tout une réalité de l’instant présent.

Certes nos anciens ont une mémoire et il est nécessaire de l’entretenir, certes ils sont une mémoire et nous relie à notre histoire et à un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, certes, on nous explique que vieillesse et mémoire ne font pas bon ménage, mais pourquoi donc s’acharner à vouloir forcer une personne à se rappeler un passé qui peut aussi la renvoyer à un présent parfois douloureux ? Pourquoi prendre le risque, au contraire,  d’éveiller des souvenirs douloureux dont l’émergence risque d’envahir le quotidien de la personne ? N’existe-t-il pas alors  un risque d’enfermer la personne dans une sorte de mélancolie qui, loin de l’aider à faire avec la vieillesse et la dépendance, rende plus difficile son investissement dans l’instant présent ?

Ceci étant, l’évocation des souvenirs représente  pourtant  un levier puissant pour la relation à l’autre, un passage  nécessaire dans le travail de deuil du domicile ou d’acceptation de soi. L’évocation du passé, lorsqu’elle est accompagnée peut vraiment aider les personnes à puiser en elles-mêmes l’énergie et les stratégies d’adaptation nécessaires afin d’investir l’instant présent et se projeter dans l’avenir, malgré des dépendances ou des perspectives pas toujours réjouissantes.

Ouvrir les tiroirs des souvenirs c’est aussi ouvrir le tiroir des souvenirs douloureux, de la mémoire refoulée, des traumatismes latents s dont l’évocation fait parfois aussi mal qu’au premier jour. En ce sens, ouvrir le tiroir des souvenirs douloureux, c’est aussi entrouvrir les portes de l’apaisement et de la  résilience. La vieillesse, est une période de la vie qui peut  permettre d’accéder à des dimensions nouvelles de soi, particulièrement à une forme potentielle d’apaisement ; cela nécessite de se confronter aux zones de turbulence de sa vie non cicatrisées, de les identifier, de les nommer, de les partager avec un interlocuteur capable de l’accueillir .

Si la vieillesse et l’entrée en institution peuvent malmener l’identité et l’image de soi elles représentent aussi une opportunité  pour accéder au lâcher-prise, à un nouveau regard sur soi et sur sa vie. Faire appel à la mémoire des personnes et solliciter leur expérience de la vie peut alors  être un formidable levier qui leur permette de renouer avec ce qu’elles sont, de faire la paix avec leur passé,  de se réinscrire dans une temporalité malmenée par la confrontation à la perspective de sa finitude.

Solliciter les souvenirs des personnes engage l’interlocuteur qui les sollicite et n’a de sens que si l’institution en fait quelque chose,  accepte les risques que cela peut induire,  permette  une vraie rencontre, qui aide la personne à mieux se resituer dans la relation avec elle-même et avec les autres.

7 janvier 2015

une idée originale d’activité pour grands et petits!

Posted in activité d'animation, insolite, outils d'animation, vidéo tagged , à 1111 52 par yves clercq

Même si les fêtes sont terminées, l’hiver ne fait que commencer;

Afin d’agrémenter l’hiver, vous pouvez construire, avec l’aide de vos résidents, un bonhomme de neige à partir de gobelets en plastic. Le résultat est très impressionnant, surtout si il est éclairé de l’intérieur!

Pour un faible coût, vous susciterez joie et curiosité, car le résultat est bluffant.

Vous trouverez ci dessous un lien vers une vidéo explicative, ainsi que vers un site québécois.

http://www.quebecechantillonsgratuits.com/articles/comment-faire-bonhommes-neige-gobelets-en-plastique.html

Bonne année 2015

Posted in vidéo à 1111 43 par yves clercq

Pour bien débuter la nouvelle année cette petite vidéo riche d’enseignement….

Bonne année à tous et à toutes

11 décembre 2014

des séjours à la mer pour les résidents d’un ehpad

Posted in Non classé à 1402 12 par yves clercq

Le site mairieconseils.net  publie un article relatant la mise en place de séjour à la mer dans un Ehpad vendéen.

Nous vous proposons ci dessous l’article.

Le centre intercommunal d’action sociale du Pays des Essarts organise depuis 2006 des vacances sur la côte Atlantique pour les résidents de son Ehpad. De quoi rompre la monotonie et changer d’air pour les personnes âgées, les familles et les soignants.

Groupe - DR

© DR

En périphérie de La Roche-sur-Yon, la communauté de communes du Pays des Essarts (7 communes, 12.500 habitants) dispose de deux résidences pour personnes âgées gérées par le CIAS sous la forme d’un seul établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Tous les ans, depuis 2006, une quinzaine de personnes âgées partent en vacances au bord de la mer, chaque résidence organisant un séjour de 4 jours et 3 nuits pour 7 à 8 personnes.

Des élus convaincus par le projet

Les deux animatrices des résidences Saint-Vincent-de-Paul et Sainte-Agathe organisent régulièrement des sorties à la journée avec un pique-nique. « Lors de ces sorties, les résidents nous disaient souvent regretter que cela passe si vite », se souvient Sonia Drouet, animatrice-coordinatrice à Saint-Vincent-de-Paul. C’est ainsi qu’est né le projet.
L’idée a séduit immédiatement le directeur du CIAS et les élus. « C’était l’occasion de créer ou recréer des liens avec les familles, et de faire participer les résidents en leur proposant de donner des idées de destinations », poursuit l’animatrice-coordinatrice. En général, les résidents ont fait le choix de lieux assez proches : à part un voyage à Lourdes, tous les séjours ont eu lieu sur la côte vendéenne, à moins de deux heures de route des établissements.

Participation des professionnels et de bénévoles

L’équipe de l’Ehpad comprend une infirmière, deux aides-soignantes et l’animatrice. L’infirmière se charge de la prise des médicaments et des soins nécessaires. Reste que l’état de santé des résidents impose l’usage de fauteuils roulants ce qui implique un accompagnateur par personne âgée pour pousser le fauteuil. Le bon déroulement du séjour s’appuie sur l’aide des proches ou parents des résidents qui viennent sur le lieu du séjour à la journée, à tour de rôle. De plus, une cuisinière bénévole, retraitée de l’Ehpad participe également au séjour.
Le programme du séjour comprend de nombreuses promenades dans les bois ou en front de mer, un repas au restaurant et un nombre restreint de visites. Le principe est de donner un vrai air de vacances à ce séjour, loin du quotidien de l’Ehpad, en prenant un peu de liberté avec les horaires. Une réunion au printemps permet de débattre du programme lors d’une rencontre entre les résidents, l’équipe et les bénévoles qui participeront à l’escapade en juin.

Tarif attractif grâce à des financements externes

Pour financer la location des chambres et du matériel (voir encadré), l’Ehpad demande une participation de 50 euros par personne pour les 4 jours et 3 nuits, et réussit à maintenir ce tarif attractif grâce à des financements externes. Pour cela, les animatrices répondent à des appels à projets de diverses fondations et font appel aux entreprises locales ou fournisseurs. Si besoin, elles sollicitent également le soutien de la communauté de communes.

Face au succès, les organisatrices entendent bien continuer l’opération !

Budget : trouver des locations à petits prix
L’animatrice réserve un centre de vacances doté de chambres de 5 ou 6 lits. Elle loue sur place les fauteuils roulants, ainsi que des lits médicalisés et des soulève-malades, lorsque c’est nécessaire. Ces locations sont prises en charge par le budget soins de l’Ehpad. En revanche, l’hébergement, la location d’un minibus, le carburant, les quelques courses sur place et le développement des photos représentent un budget de 2.400 euros pour les séjours annuels de deux Ehpad.

Cécile Perrin pour la rubrique Expériences des sites http://www.mairieconseils.net et http://www.localtis.info

27 novembre 2014

L’animation en institution : quels enjeux pour la personne âgée ?

Posted in finalités de l'animation, partage à 1402 59 par yves clercq

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L’excellent site http://www.aidonslesnotres.fr/, dédié aux aidants familiaux des personnes agées, publie ici un article de  Eric Denoyer, que nous vous proposons ci dessous.

Accompagner aujourd’hui des personnes âgées dépendantes en institution médico-sociale  relève d’une mission qui s’inscrit dans une relation d’adulte à adulte et doit nous rappeler qu’une personne âgée est avant tout une personne, singulière, quel que soit son état de santé physique ou mental.

L’animation : de quoi parle-t-on ?

 
D’un point de vue très théorique, l’animation est souvent rattachée à la notion de vie sociale, ou encore d’activités. Si l’étymologie du terme animation est « donner la vie », alors plusieurs dimensions de l’individu sont concernées et doivent donc être prises en compte.
 
  • L’animation du quotidien permet d’accompagner à vivre tous les jours afin de renforcer une image de soi parfois fragile ;
  • L’animation des habitudes de vie renforce le sens que chacun donne à sa vie, fut-elle en institution. Ces habitudes de vie et leur animation contribue à garder un cap dont la personne âgée a besoin pour maintenir des repères ;
  • L’animation récréative encourage à être, à s’exprimer et à exister pour continuer à se réaliser ;
  • L’animation émotion permet une prise en soin relationnelle pour des personnes âgées ayant de grandes difficultés communicationnelles par le biais de « l’être » (savoir-être).
Le rôle de l’animation serait donc bien de créer les conditions relationnelles et matérielles en vue de permettre à chaque personne de continuer son parcours en restant au plus proche de ses centres d’intérêts, de sa personnalité, de son histoire de vie. Nous sommes alors bien loin d’une approche seulement occupationnelle. Cette dernière prend, trop souvent encore, en considération l’intérêt de l’institution, voire de l’entité « groupe social » bénéficiaire du projet d’animation. L’individu s’efface alors au profit de l’identité groupale.
 
Combien de fois pouvons-nous entendre « Ça ne me plait pas, je ne comprends pas pourquoi on m’oblige à aller à l’animation, je n’aime pas les gens avec qui je suis… ». Ces paroles nous interpellent sur notre capacité en tant que professionnels à adapter les activités servant la dynamique d’animation et sur notre capacité à accepter le refus ou le désaccord d’une personne quant à l’intérêt – pour elle – de l’activité proposée.
 

Le droit au choix du Sujet

L’arrivée en institution peut être vécue comme un choc important dans un parcours de vie. Passer du domicile à une vie en collectivité est une étape douloureuse pour certains. Les professionnels doivent alors porter une attention très particulière à la qualité de l’accueil et au sens qu’il faut trouver pour accepter au mieux la vie en maison de retraite. Le parcours en institution doit commencer bien avant l’arrivée effective. L’animation reste un outil au service de l’accompagnement de chaque personne accueillie. A ce titre, la parole de chacun doit être recueillie et le choix de chacun respecté quant à ses envies et centres d’intérêt. L’animation fait partie d’un tout, permettant une approche globale de la personne âgée pour une prise en soin optimale. Elle s’articule autour d’autres éléments tels que le temps du repas, le temps de la toilette, le temps social…
 
S’adressant à la personne âgée en tant que Sujet, l’animation (et donc l’animateur) a pour mission de proposer les activités en fonction des paroles recueilles et de laisser le CHOIX d’y participer ou non. L’animation s’inscrit dans la logique du travail pluridisciplinaire attendu dans le cadre de la loi de janvier 2002, laquelle renvoie aux droits fondamentaux des personnes vulnérables.
 

Permettre une adaptation de la réponse (professionnelle et relationnelle) aux besoins de chacun.

Pour exister, l’animation réunit plusieurs éléments : l’animateur, le résident, le projet d’animation défini par l’institution, les moyens matériels et pédagogiques, le temps consacré…
 
Il est évident qu’en tant qu’aidant, vous pouvez demander à consulter ce projet d’animation de manière à voir comment l’institution accompagnera votre proche dans son quotidien, quelles actions sont entreprises par les équipes pour prendre soin d’une personne âgée vulnérable à vivre dans un environnement nouveau, en fonctions d’objectifs déterminés.
 
  • L’animation permet de mettre en œuvre des droits.
  • Elle est un outil essentiel au parcours de vie d’une personne âgée fragilisée par une
  • Elle n’est pas une activité ! L’activité est un moyen d’atteindre les objectifs du projet d’animation. Et s’il y a des objectifs, il doit y avoir évaluation de l’atteinte ou non des dits objectifs.
  • L’animation doit avoir comme pilier l’écoute de la personne âgée et son libre choix.
  • Elle contribue par les repères qu’elle construit à rendre le parcours en institution sécurisant.
  • L’animation ne porte pas dans son ADN la seule dimension occupationnelle ; cette approche réductrice risque de créer des conditions d’accompagnement infantilisantes ou non respectueuses du droit au choix de tout un chacun.
 
 
« Si je l’accepte (l’Autre) en devenir, alors, je fais ce que je peux pour confirmer ou réaliser ses potentialités » – Carl Rogers – Le Développement de la Personne
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3 octobre 2014

des ressources gratuites pour les animateurs

Posted in outils d'animation à 808 58 par yves clercq

 

Comment évaluer une séance d’animation afin d’ajuster les prochains ateliers?

Les éditions raabes proposent gratuitement 2 outils qui peuvent  se révéler utile:

– un questionnaire concernant l’animation dans son ensemble, portant sur l’intérêt du groupe pour l’activité, les améliorations à apporter pour l’avenir, activités à reconstruire ou non. Pour accéder au bilan de fin de séance cliquer ici .

– un grille permettant d’évaluer l’activité à partir de la personne participant à l’animation: pour accéder à la fiche d’évaluation individuelle cliquer ici .

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Ces outils  sont proposées dans le cadre d’un nouveau service de ressources gratuites mis en place par les éditions raabes. Ce service propose des fiches d’activités ou des outils qui peuvent potentiellement intéresser l’animateur. Vous pouvez aussi vous abonnez gratuitement à la lettre d’information qui peut se révéler utile.

 

pour accéder aux ressources gratuites cliquez ici  pour vous abonnez à la lettre d’info gratuite, cliquez ici .

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